Le Nin-Jutsu enseigné à l’ASCAM est issu des plus anciennes écoles, réputées pour leur efficacité : Takeda Ryu, Hakko-Ryu, Togakure Ryu. Au programme ont été rajoutés deux styles de combat non japonais : la boxe birmane et la lutte parisienne.
Blason de l'Hakko Ryu Ju Jitsu

Daito Ryu :

Takeda SokakuDaito Ryu, “l’Ecole de l’Est” est un héritage du prestigieux clan Takeda. Ce Ryu (école de vie) a formé et influencé de nombreux fondateurs et pratiquants d’arts martiaux: Ueshiba Morihei (Aikido), Takamatsu Toshitsugu (Togakure ryu), Hosaku Matsuda, Okuyama Ryuho (Hakko ryu), Horikawa Kotaro…
Cette école a été fondée par Takeda Sokaku descendant direct du clan Takeda, qui est resté dans les mémoires comme un des premiers sensei modernes et un des dernier samourai. Il naquit en 1858 comme fils de samouraï du clan Takeda au sein de la province d’Aizu. Son éducation était donc toute tracée: apprendre les arts martiaux et devenir samouraï. Mais devenir un samouraï pendant l’ère Meiji était très difficile. Durant la longue agonie du clan Takeda, c’est avec beaucoup de difficultés que Sokaku entama son éducation selon les valeurs martiales de l’ancien Japon. Il étudia d’abord le sabre et plus particulièrement le style Ono Ha Itto Ryu sous la tutelle de Shibuya Toma. Par la suite, Saigo Tanomo, haut dignitaire de son clan lui enseigne l’Oshikiushi que Sokaku aura à coeur de transmettre et d’adapter au monde moderne. En 1905, à la mort de Saigo Tanomo, son art prend le nom de Daito Ryu.
Les techniques de Daito ryu rapides et directes, sont abordées à partir de la ceinture noire. On y retrouve des clés, des frappes, des esquives, des déplacements ainsi que des techniques d’armes.
Pour en apprendre plus sur l’histoire de ce clan, vous pouvez consulter cette page.

Mon du clan Takeda

Hakko Ryu :

Okuyama RyuhoL’Hakko Ryu, “l’Ecole de la Huitième Lumière” a été fondé au milieu du XXe siècle par Soke Okuyama Ryuho. Elle enseigne un travail de clés, de projection et de luxation comparable à l’aïkido de Morihei Ueshiba si ce n’est qu’en Hakko Ryu le travail sur les articulations s’effectue en ligne et non en rotation, et que l’enseignement de l’Hakko Ryu met plus l’accent sur les principes de fonctionnement généraux que sur des techniques.

De plus, le travail martial de cette école est complété par un travail énergétique: le pratiquant d’Hakko Ryu se doit de connaître le “Koho Shiatsu” (soin), le “Koho Goshin Tai So” (gymnastique énergétique) et de pratiquer le Zen pour progresser. L’action du soin y renforce le combat et inversement.
Au sein de l’Aka Kongo Seki, les principes martiaux de cette école sont étudiés dans les Dan. Ils regroupent des techniques au sol et debout, et incluent un nombre considérable d’action sur les articulations. L’idée de travailler le zen, le soin et les gymnastique énergétique au sein de l’aka a été reprise de cette école. L’hakko ryu a donc fortement influencé le travail de l’Aka Kongo Seki Ryu.

Togakure Ryu :

Takamatsu ToshitsuguTogakure Ryu,”l’Ecole de la Porte Cachée”, enseignée par Takamatsu Sensei, a donné naissance à deux styles aujourd’hui connus sous les noms de Budo Taïjutsu (Bujinkan) et Genbukan. L’Aka Kongo Seki Ryu n’appartient à aucune de ces deux fédérations. Une grande partie de la vie de Takamatsu garde un aspect légendaire, comme son voyage en Chine et ses multiples combats à morts. Il était l’héritier de 9 écoles de Nin-Jutsu et de Ju-Jutsu:

  • Shinden Fudô Ryû Dakentaijutsu
  • Koto Ryû Koppôjutsu,
  • Gyokko Ryû Kosshijutsu,
  • Togakure Ryû Ninjutsu,
  • Kumogakure Ryû Ninjutsu,
  • Takagi Yôshin Ryû Jûtaijutsu,
  • Kukishinden Ryû Happô Bikenjutsu,
  • Gikan Ryû Koppôjutsu,
  • Gyokushin Ryû Ninjutsu.

Ces écoles sont à l’origine du programme des 10 Kyu de l’Aka ainsi que de certaines techniques Dan. On les retrouve dans les postures le travail des frappes ainsi que dans les clés et les projections… Toutes les bases du programme kyu, entre autres les déplacements et les kihon sont issues de cette école.

Boxe Birmane :

La Boxe Birmane, ou Lethwei, est originaire de birmanie et de thaïlande. Cette célèbre pratique d’escrime des mains et des pieds remonterait au IIIe siècle lorsque les moines voulaient s’entretenir et se défendre.

Boxe BirmaneUne grande partie de la richesse technique et culturelle (comme les formes animales ou le maniement des armes) de cet art millénaire n’a malheureusement pas été conservé lors de l’élaboration du programme de l’ASCAM, les techniques issues du Thaing (arts martiaux birmans), plus communément appelé “Bando”, n’étant pas le coeur de notre enseignement.Les spécificités techniques du Lethwei tiennent à trois composantes principales :

  • Une utilisation de tout l’arsenal corporel, de percussion et de projection (neuf armes principales : crâne, deux poings, deux coudes, deux genoux et deux pieds),
  • La recherche de percussion de l’ensemble du corps adverse,
  • La gestion de trois distances de combat (distance longue: notamment de coup de pied ; distance moyenne : coups de genou, poing et coude ; courte distance : saisie, dégagement et projections).

Du côté stratégique, un ensemble de principes simple ont été édicté :

  • Percuter les armes adverses avant de s’attaquer au centre du corps,
  • Les projections doivent s’effectuer le plus au contact possible afin afin d’effectuer une frappe lors de l’arrivée au sol,
  • Utiliser les stratégies des animaux du thaing. cet aspect du Lethwei est très peu utilisé au sein de l’Aka Kongo Seki, puisque Togakure et Takeda avaient leur propres styles de frappes “animales” qui ont été conservées.

Au sein de l’Aka Kongo Seki, ces techniques de boxe sont surtout utilisées lors de l’échauffement, pour la partie “pied-poing”, afin d’aborder l’aspect réaliste du combat.

Lutte Parisienne :

La Lutte Parisienne est une forme très ancienne de combat occidentale (sans doute héritée de la lutte gréco-romaine et de l’art des gladiateur). A l’instar des diverses techniques de “lutte paysannes”, son origine est peu documenté. Elle a probablement influencé les techniques de savates et de boxe française, mais ses derniers maîtres ont disparus vers la fin du XXe siècle. Les principes de travail de la lutte parisienne sont appliqués durant les échauffements (exercices dynamiques, de renforcement, de répétition …), mais également pour les acrobaties.